Réglementation · Sanctions par pays

Sanctions · Uganda

Uganda

Persons with Disabilities Act, 2020 (PWD Act 2020) · Adoptée 2020 · Devise des sanctions :UGX

La loi de 2020 interdit la discrimination et prévoit des infractions, amendes et recours ; les obligations d'aménagement raisonnable s'imposent aux employeurs. Application assurée par le Conseil national du handicap, la Commission des droits de l'homme et les tribunaux, les modalités étant réglementaires.

La loi ougandaise sur les personnes handicapées de 2020 a remplacé l'ancien texte de 2006 et modernisé le cadre juridique selon les principes de la CRPD. La loi de 2020 actualise la définition du handicap selon le modèle social, renforce les obligations d'aménagement raisonnable des employeurs et prévoit l'accessibilité du cadre bâti et des services publics via des règlements délégués. Elle repose sur des bases constitutionnelles relativement solides — la Constitution de 1995 reconnaît les droits des personnes handicapées et impose des mesures d'action positive — et l'Ouganda figure parmi les premiers signataires en vigueur du Protocole de l'Union africaine sur le handicap.

Le fondement constitutionnel

La Constitution ougandaise de 1995 se distingue par son approche progressiste en matière de handicap. L'article 35 garantit aux personnes handicapées le droit au respect et à la dignité humaine et oblige l'État à prendre les mesures appropriées pour leur permettre de réaliser pleinement leur potentiel mental et physique ; l'article 32 impose des mesures d'action positive en faveur des groupes marginalisés, dont les personnes handicapées. Ces dispositions confèrent au cadre législatif un ancrage constitutionnel et ont permis la réservation de sièges parlementaires et au sein des conseils locaux pour les représentants des personnes handicapées.

La loi sur les personnes handicapées de 2020

La loi de 2020 a supplanté celle de 2006. Ses principales avancées sont l'adoption de la définition du handicap selon le modèle social de la CRPD, le renforcement des obligations d'aménagement raisonnable des employeurs et la prévision d'une accessibilité du cadre bâti et des services publics. Comme pour de nombreuses lois-cadres, l'essentiel des modalités opérationnelles — normes d'accessibilité, calendriers, mécanismes de conformité — est renvoyé à des règlements délégués, dont le rythme d'adoption et le contenu constituent la principale question de mise en œuvre.

Sanctions et application

La loi interdit la discrimination fondée sur le handicap et prévoit des infractions, amendes et recours, les obligations d'aménagement raisonnable s'imposant aux employeurs. L'application emprunte trois voies : le Conseil national du handicap, dont la loi de 2020 a modernisé le mandat ; la Commission ougandaise des droits de l'homme, organe constitutionnel doté de pouvoirs d'enquête ; et les tribunaux ordinaires. Il n'existe pas de loi nationale sur l'accessibilité numérique, et les obligations en la matière sont en cours de construction plutôt que codifiées.

Le fil conducteur

L'Ouganda combine des bases constitutionnelles relativement solides et un texte législatif récemment modernisé. La loi de 2020 aligne la définition nationale du handicap et l'obligation d'aménagement raisonnable sur la CRPD ; la question ouverte est celle des règlements délégués qui détermineront la façon dont les obligations d'accessibilité seront effectivement définies et appliquées. La construction de ce cadre réglementaire est l'enjeu de la période actuelle.

Pour en savoir plus sur Disability World, consultez les pages consacrées à la CRPD de l'ONU, à l'enquête sur les droits à l'accessibilité en Afrique et aux régimes nationaux comparables dans le hub Réglementations.